Quand on se trompe.
Tout site qui produit des affirmations fortes finit par se tromper. Cette page dit comment. Elle pose la procédure de correction, la posture face aux personnes nommées, la position face à la diffamation, et tient le journal des rectifications publiées.
Une erreur signalée vaut un dossier sourcé.
INTERSTICES n'est pas un site dont l'autorité repose sur le fait de ne jamais se tromper. Son autorité repose sur le fait qu'il signale ses erreurs publiquement et les corrige selon une procédure connue d'avance.
Une page corrigée garde la trace de la version précédente — soit en commentaire éditorial, soit dans une note de bas de page datée. Pas d'effacement silencieux. La rectification est elle-même un dossier — vérifiable, sourcé, attribué.
Cinq étapes, dans l'ordre.
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1. Signalement
Toute personne peut signaler une erreur — par pull request sur le repo public, par email, par toute voie publique traçable. Le signalement est recevable s'il apporte une source contradictoire, pas s'il apporte uniquement une opinion contraire.
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2. Vérification
La source contradictoire est vérifiée selon la procédure multiregard : provenance, controverse, biais probable, réfutabilité. Aucune correction n'est faite sur le seul argument d'autorité — la source contradictoire doit tenir au même standard que la source originale.
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3. Décision documentée
Trois issues possibles : (a) erreur confirmée — correction publiée ; (b) erreur non confirmée — la note de divergence est ajoutée à la page mais la position d'origine est maintenue ; (c) divergence interprétative — les deux lectures sont posées côte à côte, le lecteur tranche. La décision est elle-même publiée et datée.
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4. Publication de la rectification
La page corrigée porte un encadré Erratum daté qui résume : quoi était écrit, quoi est désormais écrit, pourquoi le changement, qui a signalé. La version précédente reste consultable dans l'historique git public du repo.
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5. Journal public
Toute correction est listée plus bas sur cette page, ordre chronologique inverse. Une page corrigée trois fois apparaît trois fois.
Quand un nom est cité, il l'est pour des actes documentés.
Plusieurs dossiers du site (notamment VAG5 et les notes de connexion) nomment des personnes physiques ou morales : ministres, magistrats, chefs d'entreprise, médecins. La règle est stricte :
- Un nom n'est cité que pour un acte public et documenté (déclaration enregistrée, décision publiée, condamnation prononcée, fonction officiellement exercée).
- La source primaire est toujours liée (Légifrance, presse écrite datée, archive judiciaire, rapport parlementaire). Si la source n'est pas publique, le nom n'est pas cité.
- La présomption d'innocence est explicite quand l'acte n'a pas été jugé. Les tournures *« mis en examen pour »*, *« visé par une enquête »*, *« relaxé en appel »* sont préférées à toute formulation conclusive.
- Le site ne fait pas de jugement individuel. Il documente le pattern qu'un comportement individuel rend visible. La distinction est tenue dans la méthode.
Toute personne nommée qui considère qu'une affirmation la concernant est inexacte peut faire usage de la procédure de correction ci-dessus. Aucune demande recevable n'est ignorée.
Vérité, bonne foi, intérêt public.
Le site se positionne dans le cadre français du droit de la presse (loi du 29 juillet 1881) et du droit suisse en matière d'atteinte à l'honneur (CP art. 173-176), même si son hôte peut varier. Trois lignes de défense connues d'avance :
- Vérité (exceptio veritatis). Toute affirmation forte est sourcée à un fait public vérifiable. Les sources ne sont jamais cachées — elles sont directement liées dans le dossier.
- Bonne foi. Le but documenté du site est l'analyse structurelle et l'éveil méthodologique du lecteur. Pas la diffamation individuelle. Quand un nom apparaît, l'enjeu public est explicité dans la même page.
- Intérêt public. Les sujets traités relèvent de l'intérêt général — santé publique, justice institutionnelle, transparence des médias, capture régulatoire. Aucun dossier ne traite de la vie privée d'un individu pour elle-même.
Si malgré ces trois lignes une mise en demeure parvient, elle est publiée intégralement sur cette page, avec la réponse motivée du site. La transparence du processus fait partie de l'asile.
Ce que le site ne corrige pas.
- Une opinion divergente n'est pas une erreur. Si un lecteur estime que telle interprétation est mauvaise, il peut publier sa contre-lecture ailleurs et le site la référencera s'il l'apprend. Mais une opinion n'oblige pas à corriger.
- Une source contestée correctement signalée n'est pas une erreur. Le site cite Springmeier 1995, MJ-12, Greada Treaty avec leur étiquette de contestation explicite. C'est exactement le contraire d'une erreur — c'est la procédure.
- Un parallèle multiregard n'est pas une accusation individuelle. Lire trois cas ensemble pour voir un pattern n'est pas dire que les trois individus sont en réseau. Le site tient cette distinction sur chaque page.
- L'inconfort d'une lecture n'est pas une erreur. Beaucoup de sujets sont durs. Le caractère inconfortable d'un dossier ne déclenche pas une procédure de correction.
Liste des rectifications publiées.
Ordre chronologique inverse. Première colonne : date de la rectification. Deuxième : page. Troisième : résumé. Quatrième : signalement.
| Date | Page | Rectification | Signalement |
|---|---|---|---|
| Aucune rectification publiée à ce jour. Cette table sera tenue à jour au fil des signalements recevables. | |||
L'absence de rectification n'est pas un signe d'infaillibilité — c'est l'état au moment de la première publication de cette page.
Trois canaux possibles.
Un signalement recevable comporte : la page concernée (URL), le passage exact (citation), la source contradictoire (lien public ou référence consultable), la rectification proposée (texte court).
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Pull request
La voie préférée. Sur le repo public du site, ouvrir une PR modifiant la page concernée avec la source en commentaire. La PR est traitée publiquement.
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Issue publique
Si la rédaction de la PR n'est pas accessible, ouvrir une issue avec les quatre éléments ci-dessus. Réponse publique sous 14 jours.
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Voie privée
En cas de mise en cause d'une personne nommée, un canal privé (email signé, courrier postal, mise en demeure d'avocat) est recevable. La réponse reste publique, sauf si le signalement contient des éléments de vie privée qu'il serait disproportionné d'exposer.